Aujourd'hui,
de plus en plus de clients nous questionnent sur la 'bio-attitude'
de notre laine… !
Voici
donc quelques informations sur la situation des 'Créations
du Bochaîne' et des éleveurs de fibres nobles
plus généralement en France…

Actuellement
il n'y a pas de reconnaissance officielle d'une filière bio
dans le domaine du textile, c’est-à-dire ni cahier
des charges, ni label, ni contrôle.
Souvent par nature, l'éleveur de 'fibres nobles' (alpaga,
mohair, mérinos, angora…) a déjà fait
le choix d'une démarche vers la qualité du produit,
et d'une éthique de travail et de vie. Si cette attitude
était encore considérée comme très marginale,
il y a une vingtaine d'années, aujourd'hui, elle se trouve
complètement confortée par la demande du consommateur,
qui achète chez nous, une belle laine certes, mais aussi
un produit le plus naturel possible, et l'image d'une agriculture
respectueuse des animaux et des gens…
La
filière mohair, à ce jour la mieux organisée,
a depuis quelque temps pris des mesures concrètes pour avancer
dans ce sens.
Regroupant pratiquement tous les éleveurs français
(environ 200), elle a pour objectif de créer un cahier des
charges, et à terme de figurer au catalogue 'Mode éthique',
édité par l'ADEME (Ministère de l'environnement),
qui travaille sur la labellisation d'un textile respectueux de l'environnement
et du développement durable.
Cette
réflexion part de l'élevage, les traitements, les
transports… jusqu'au statut des travailleuses-tricoteuses
!
L'an
passé une enquête auprès des éleveurs
a été lancée : alimentation, produits vétérinaires,
tout le monde a des progrès à faire, mais déjà
90 % des éleveurs sont dans cette démarche d'un
élevage respectueux. Leurs plus gros problèmes étant
le plus souvent vétérinaires. Si dans notre région,
on trouve des vétérinaires ouverts à l'approche
homéopathique ou huiles essentielles pour soigner son troupeau,
dans d'autres secteurs géographiques, les éleveurs
sont seuls et se débrouillent comme ils peuvent. En 2007,
des formations sur les soins alternatifs se sont mis en place.

Les
traitements suivants, des toisons et des fibres doivent néanmoins
poursuivre ces efforts !
L'éleveur passe ensuite la main aux professionnels et artisans…
qui eux aussi, souvent sous la pression des normes à respecter,
notamment par rapport à leurs rejets polluants, commencent
à se sensibiliser à la question. Certains ont
dû fermer, n'ayant pas la capacité à se mettre
aux normes, d'autres vont porter le problème ailleurs, proposant
d'envoyer les toisons en Afrique du Sud, pour les laver et carder,
solution éthiquement rejetée fermement par la Sica
Mohair… qui n'a pu trouver en France que deux artisans capables
de traiter sa laine dans des conditions acceptables ! L'un deux,
s'est engagé à fond dans la recherche d'une qualité
naturelle maximale. Des essais sont en cours pour effectuer un lavage
uniquement à l'eau, sans détergents aucuns. Pour l'instant
la qualité désirée du fil n'est pas encore
atteinte.
Pour
la teinture aussi des recherches sont en cours… Il sera difficile
de laisser tomber la teinture chimique, pour la richesse de ses
couleurs, le suivi des bains, la tenue dans le temps… On pense
plutôt à créer une gamme 'teinture végétale',
aux coloris plus pastels, avec un suivi dans les couleurs plus délicat…
Mais qui, pour un consommateur désirant une garantie d'un
produit naturel, sera parfait.
Les
traitements antimites, peuvent également être envisagés
à base de produits naturels.
A
priori, sur l'ensemble de la chaîne, il ne semble pas que
cela entraînera de surcoûts importants, peut-être
même le contraire…
Les
filières cachemire, angora, alpaga, plus jeunes, suivent
également le mouvement…
Quand
à la laine 'classique', l'association ATELIER (Association
Textile Européenne de Liaison, d'Innovation, d'Échange
et de Recherche) qui regroupe des éleveurs, tondeurs, filateurs,
tisserands, travaille également dans ce sens.

Aux
'Créations du Bochaîne', nous avons déjà
deux produits qui respectent au plus prés, ce désir
de produit naturel…
L'Alpaga, qui n'est pas teint, et dont les couleurs sont
uniquement dues au tri des toisons par couleurs.
La laine de pays, légèrement grasse, avec laquelle
on tricotait les pulls de marin irlandais, imperméables et
extrêmement protecteurs…
Il
faut également préciser, que nous avons complètement
laissé tomber la couleur blanche, pour nos laines…
Il s'agissait de les passer à l'eau oxygénée,
qui déstructurait complètement les fibres, enlevant
qualité thermique, souplesse et élasticité…
Nous ne proposons que de l'écru, couleur des animaux blancs…
et qui est simplement lavée et filée.
Enfin,
peut-être un jour s'interessera-t'on aussi à la valeur
énergétique d'un textile naturel, par des mesures
'effet killian' par exemple… des témoignages sur l'effet
que peut faire un plaid mohair sur une personne trés âgée,
ou un grand malade par exemple, donnent à y réfléchir…
Pour
en savoir plus :
www.sicamohair.com
www.lemohairdesfermesdefrance.com
www.ademe.fr
http://pagesperso-orange.fr/atelier.laine/
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