Au fil de l’Alpaga

Cîmes Thym

C’est au sein du Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales, sur la commune de Montclus, où les 70 alpagas huacaya de Simon vivent paisiblement. Environ 40 femelles et 30 mâles constituent le troupeau. En résumé ils profiteront pendant toute leur vie des landes calcaires si spécifiques à notre région. Ils vivent en moyenne entre 15 et 20 ans. Simon part à l’aventure avec cette fabuleuse histoire familiale où il reprend l’élevage des alpagas de ses parents. Il a créer également un jardin de plantes aromatiques et médicinales complété par des cueillettes. Vous pouvez découvrir plus d’informations sur notre producteur ICI. Mais aujourd’hui nous allons vous faire découvrir le fil en Alpaga.

Simon et la laine Alpaga

Au fil de l’Alpaga : Le tri des toisons

Contrairement aux chèvres angora , l’éleveur ne tond l’alpaga qu’une seule fois par an. À l’issue du tri, on valorisera environ 2 kg de toison par alpaga en fonction de leur finesse.

Les différentes finesses :

    • La deuxième toujours aussi douce mais plus grossière. Elle servira à la création de plaids, de chaussettes mais aussi de pelotes en alpaga et mérinos. C’est la gamme de pelote Alpa-Laine.

    • La troisième, même si aujourd’hui elle n’est pas encore bien valorisée, est adaptée au feutrage, au bourrage de coussin. On peut également l’utiliser pour l’isolation.

En savoir plus sur la tonte et le tri

L’association Alpalaine

Afin de réunir suffisamment de matière pour pousser les portes d’une filature, une trentaine d’éleveurs français regroupent leurs toisons au sein d’une association. Alpalaine valorise les élevages d’alpagas. Cette mise en commun permet de se doter du minimum requis par les filatures. Une transformation nécessite 150kg de toisons minimum. On trie ces toisons par couleur et par finesse.

En savoir plus : https://lamas-alpagas.org/cooperative-alpalaine/

https://www.youtube.com/watch?v=XTXFSBFnHpg

De la toison au fil

La transformation de la toison en fil nécessite de nombreux processus : lavage, cardage, peignage, mise en pelote. De plus chaque étape ne se fait pas nécessairement dans la même usine. C’est un objectif de transparence et de traçabilité. L’association the Biella The Wool Company accompagne de nombreuses petites fermes italiennes mais également européennes dans le processus de transformation. Finalement chaque éleveur ou association d’éleveurs peut s’assurer que :

    • Sa laine transformée provient bien de sa laine brute.

    • Les droits humains et les normes environnementales sont respectés.

En savoir plus sur the Biella The Wool Company

 

Copyright : https://www.biellathewoolcompany.it/en/

Chaque fibre a ses spécificités dans le processus de transformation. Les machines utilisées pour une certaine fibre ne seront pas forcément adaptées pour une autre. C’est pourquoi nombreuses de nos fibres ne trouvent pas d’usine adaptée en France. C’est un savoir-faire qui s’est perdu dans le temps. Si l’Italie nous permet encore de transformer nos toisons, certaines problématiques restent encore d’actualité comme la perspective de voir un jour naître de petites unités de lavage.

Pelotes, fils et tissus

C’est après ces différentes étapes que chaque éleveur de l’association Alpalaine va pouvoir récupérer au prorata de la quantité de toisons apportée. Les éleveurs récupèrent des pelotes et des cônes de fil de 2-3 kg. Ces cônes sont par la suite confiés à des façonniers de Roanne ou de Clermont Ferrand afin de créer des chaussettes, des gants, des bonnets, des pulls mais aussi des écharpes.

De plus certains produits tissés comme les plaids, les tissus à confection ou certaines écharpes seront travaillés par des tisserands spécialisés dans l’alpaga en Italie, à Biella.

Grâce à notre couturière Marie-Noëlle, les tissus à confection sont transformés par ses doigts de fée. Elle vous propose des capes, vestes et vêtements uniques et originaux.

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